// Critiques

« Mille francs de récompense » de V.Hugo à l’Odéon mis en scène par L.Pelly

Crititque d’Audren Destin – Mille francs de récompense est à la fois une comédie, un mélodrame, et une pièce militante. C’est un grand spectacle de divertissement en quatre actes qui se situe dans le Paris de la Restauration. Il serait vain de tenter ici d’en faire un résumé, les personnages sont nombreux et l’intrigue a de multiples ramifications. Plutôt que de nous perdre... 

« Fin de Partie » de Samuel Beckett au Théâtre de la Madeleine

Critique de Rachelle Dhéry – « – Qu’est-ce qui se passe ?, demande Hamm. – Quelque chose suit son cours, répond Clov – Il est temps que cela finisse, mais cependant, j’hésite encore à finir », Hamm Hamm (Serge Merlin) est vieux, irritable, usé, aveugle, et en chaise roulante. Ses parents, tous deux culs-de-jatte, mélange d’humour, de douceur et d’amour, vivent... 

« Le Cas Jekyll » d’après Robert-Louis Stevenson avec Denis Podalydès à Chaillot

Critique d’Audren Destin – L’étrangeté n’est jamais si troublante, si angoissante, que lorsqu’elle surgit dans le familier. Interpréter Jekyll et Hyde, c’est l’occasion pour un acteur d’incarner deux forces, deux personnalités, deux corps, à travers la même personne. Lorsque, dans le livre de Robert Louis Stevenson, Henry Jekyll donne sa version... 

« On ne badine pas avec l’amour » d’Alfred de Musset au Théâtre du Vieux Colombier

Critique de Solveig Deschamps – Yves Beaunesne, récemment nommé directeur du Centre Dramatique Régional de Poitou- Charentes, aime les beaux textes, les textes forts, il a porté en scène Wedekind, Tchékhov, Ibsen, Claudel… et ici pour la seconde fois, Musset. Musset a 24 ans quand il écrit « On ne badine pas avec l’amour », il vient de rompre avec George Sand qui l’a quitté... 

« Les Eaux d’Ombre » de Yeats, adapté par Pierre Longuenesse au Théâtre de l’Atalante

Critique de Djalila Dechache – Il est rare de voir de la poésie théâtralisée sur scène et à fortiori celle du poète- dramaturge irlandais William Butler Yeats (1865-1939). Le texte est scandé en cinq épisodes qui pourraient se vivre distinctement tant chacune des parties forment un tout complet mêlant chant, chorégraphie, narration en voix off ou pas, musique et instruments (harpe,... 

« La précaution inutile ou Le Barbier de Séville » de Beaumarchais au Théâtre de la Commune

Critique de Dashiell Donello – Jamais un scooter vespa, plein phare, n’abolira ni passé, ni présent, ni avenir Par l’esprit du mouvement « Anima motrix », Laurent Hatat inverse le titre de la pièce « Le Barbier de Séville » pour souligner son positionnement que résume ainsi Beaumarchais : « Un vieillard amoureux prétend épouser demain sa pupille ; un jeune amant plus adroit le... 

« Les Bonnes » de Jean Genêt par le Collectif Théâtre A

Critique d’Evariste Lago – « Ces bonnes sont des monstres comme nous-mêmes quand nous nous rêvons ceci ou cela. » Jean Genêt La pièce raconte donc l’histoire de deux monstres, deux bonnes, qui jouent aux princesses et qui se rêvent les assassines de « Madame », leur maitresse. Elles montent un plan machiavélique pour faire incarcérer « Monsieur » le mari de « Madame... 

« Cut » d’Emmanuelle Marie par la Cie de l’Envolée au Théâtre Clavel

« Cut » d'Emmanuelle Marie par la Cie de l'Envolée au Théâtre Clavel
Critique d’Ottavia Locchi – Les dialogues du vagin Si les textes d’Emmanuelle Marie sont acidulés à souhait, les trois demoiselles qui les déclament sont tout aussi pétillantes. Une charmante dame pipi, qui aime la musique que font les demoiselles dans les toilettes et que ça claque dans la soucoupe, échange avec deux autres femmes sur leur condition. Oh il ne s’agit... 

« Didon et Enée », l’opéra d’Henry Purcell mis en scène par Bernard Lévy à l’Athénée

Critique de Bruno Deslot – Un amour impossible ! Cette production, du Théâtre musical de Besançon, coproduit par Les Nouveau Caractères et le Chœur AEdES, « Didon et Enée », opéra en un acte d’Henry Purcell (1659-1695) propose une forme très dépouillée à l’image de la scénographie de Giulio Lichtner et de la mise en scène de Bernard Lévy. Enée, habillée d’une nuisette... 

Diptyque Strindberg : « Mademoiselle Julie » et « Créanciers » à la Colline

Diptyque Strindberg :
Critique de Bruno Deslot – Un homme averti en vaut deux : Strindberg en diptyque Entre une aristocrate déclassée, Mademoiselle Julie, se livrant à ses pulsions dévastatrices avec un valet arriviste et Gustave, présentant la note à Tekla dans Créanciers, le fil rouge est tendu dans un diptyque qui cherche l’écho du point de vue ou du point de fuite de l’auteur des deux pièces, August... 

« ¡ Sourpriz Kakoï ! » d’après Tchekhov au Théâtre du Marais

Critique d’Evariste Lago – L’âme russe Delphine Piard frappe à nouveau très fort dans cette mise en scène qui dépoussière la vieille Russie tsariste. Nous avions découvert cette comédienne/metteur en scène dans des adaptations très personnelles de Fallait rester chez vous têtes de nœud de Rodrigo Garcia au festival off d’Avignon en 2007, puis Madame K de N. Renaude au théâtre... 

« The Sound of Silence » d’Alvis Hermanis au Théâtre National de Chaillot

Critique d’Anne-Marie Watelet – Histoires sans paroles Trois heures de plongée – et de pur plaisir – au fond des sixties et seventies avec  le dramaturge et comédien contemporain Alvis Hermanis, dont les créations au Nouveau Théatre de Riga, en Lettonie, ont remporté d’honorables prix. En France, il a présenté, entre autres, «  »Les Demoiselles de Wilco »,... 

Frédéric Bélier-Garcia met en scène « Yakich et Poupatchée » de Hanokh Levin, au CDN Montreuil

Frédéric Bélier-Garcia met en scène
Critique de Dashiell Donello – Yakich, qui a hérité d’une laideur sans nom, rêve d’assouvir son désir sexuel. Le jeune homme est lucide. Il sait qu’elle n’est pas encore née, la jeune fille qui honorera sa couche. Ses parents, dans un élan désespéré, s’adressent alors à un marieur, opticien de métier, qui justement cherche à refourguer, depuis des lustres, une jeune vierge,... 

« Dieu, qu’ils étaient lourds… ! » de Céline au Lucernaire

Critique de Hugue Bernard – C’est à une rencontre avec Céline que nous convie Ludovic Longelin. Pas avec le mythe, source intarissable de fantasmes et de disputes sur l’air du « faut-il aimer l’ouvrier pour aimer l’œuvre ? », mais avec l’homme et l’écrivain. Moins avec ses « idées », qui du reste sont dégueulasses comme le sont pour lui toutes les idées – sur...