// Critiques

« Le Tour de Chant de Monsieur Pantalone » à l’Epée de Bois

Critique de Dashiell Donello – Le Collectif Masques présente, dans le cadre du festival Mai des Masques, « Le tour de chant de Monsieur Pantalone » au Théâtre de l’Epée de Bois La commedia dell’arte (théâtre interprété par des gens de l’art) est un genre de théâtre populaire italien. C’est un dramaturge vénitien du XVIe siècle, Angelo Beolco, dit Ruzzante, qui serait... 

« Revue d’un monde en vrac » de Stéphanie Tesson au Théâtre 13

Critique de Bettina Jacquemin – Pas si vrac que ça Qu’est-ce qui va se passer ? La scène du Théâtre 13 accueille la réponse loufoque et poétique de Stéphanie Tesson. Une “vérité personnelle” sur un monde en vrac. Un SDF, proche parent de Musset (Pierre-Olivier Mornas) s’attriste face à la vision d’un monde qui part en fumée. Une star, Nella Mérine (Julie Debazac) cherche... 

« Ali Baba ou les Quarante Voleurs » d’après l’opéra de Cherubini à l’Athénée

Critique de Rachelle Dhéry – Chaque saison, l’Opéra National du Rhin consacre, dans le cadre de sa programmation jeune public, un opéra à destination des enfants. Cette saison, il a choisi de réadapter cet opéra, d’après Cherubini, composé en 1883 (à l’origine d’une durée de 3h) lui-même issu du célèbre conte des Mille et Une Nuits. La mise en scène de cette nouvelle production... 

« Rhinocéros », Ionesco revisité par Emmanuel Demarcy-Mota au Théâtre de la Ville

Critique de Dashiell Donello – La re-création de « Rhinocéros » par le metteur en scène Emmanuel Demarcy-Mota, avec une nouvelle lecture de la pièce d’Eugène Ionesco (1909-1994), est monstrueusement talentueuse ! « L’œuvre imaginaire est la seule à être révélatrice, à avoir ses racines dans la réalité fondamentale qu’est la vie. » Eugène Ionesco, « Notes et contre-notes » Eugène... 

Dytpique Mayenburg / Osinski au Rond-Point : « Le Moche » et « Le Chien, la nuit et le couteau »

Dytpique Mayenburg / Osinski au Rond-Point :
Critique de Rachelle Dhéry – « Fanny : Autrefois, avant de te rencontrer, je n’aurais jamais pensé qu’un jour j’aurais un mari aussi moche, mais maintenant je ne le remarque plus. (…) J’aime tout de toi à part ça, j’aime par exemple ta façon de parler. – Lette : Donc nous avons une relation acoustique. » « Le Moche » raconte l’histoire de Lette, un homme qui... 

« Noli me tangere » de et mise en scène par Jean-François Sivadier à l’Odéon

Critique de Camille Hazard – Ne me touche pas ! Noli me tangere est une des dernières paroles que prononça le Christ ressuscité à Marie-Madeleine, le dimanche de Pâques, avant de rejoindre le ciel. Source d’inspiration inépuisable chez les plus grands peintres de notre histoire comme Giotto, Titien, Poussin, Véronèse… Dans la mise en scène de Sivadier, cette phrase explique maints... 

« Toute vérité » de Marie NDiaye et Jean-Yves Cendrey au Rond-Point

Critique de Dashiell Donello – Jean-Yves Cendrey a écrit au diapason de « La lettre au père » de Franz Fafka, sa propre lettre au père. La particularité de celle de Kafka, écrite en 1919, est que son père n’en eut pas connaissance. Dans le texte de Marie NDiaye et Jean-Yves Cendrey, c’est le contraire. Le fils n’entend pas les réponses que lui fait son père. Après des essais... 

« Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable » d’Hervé Le Tellier au Lucernaire

Critique d’Evariste Lago – « A quoi tu penses ? » Je pense que je ne sais pas ce que je pense de cette pièce. Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable est une adaptation de l’œuvre éponyme d’Hervé Le Tellier publié en 1998 par Frédéric Cherboeuf. Cet ouvrage reprend les ficelles des ouvrages de Perec, le Je me souviens, liste non exhaustive des souvenirs de l’auteur,... 

Arkhéion #4 à la Maison de la Poésie

Arkhéion #4 à la Maison de la Poésie
Critique de Dashiell Donello – Avec cette quatrième forme, Wilfried Wendling artiste en résidence à la Maison de la Poésie, propose un projet construit autour d’archives visuelles et sonores de l’Ina, avec en point d’orgue la poésie. Un Big Bang poétique et technologique Arkheion (Archives en grec) est une performance déambulatoire dans les caves de la Maison de la poésie. Avec... 

« Stupeur et Tremblements », une adaptation d’Amélie Nothomb par Layla Metssitane

« Stupeur et Tremblements », une adaptation d'Amélie Nothomb par Layla Metssitane
Critique d’Ottavia Locchi – Une relecture féminine du roman Qui se souvient du roman autobiographique d’Amélie Nothomb, sorti en 1999 et Grand Prix du Roman de l’Académie Française ? Quelques traces survivent, mais soyons honnêtes, la folie Amélie Nothomb a fait son temps. Cette histoire d’une jeune fille partie travailler au Japon et dont la culture nippone a autant... 

« Les Malheurs de Sophie », création au Théâtre du Petit Gymnase

Critique de Bruno Deslot – Rostoptchine, l’éternelle ! Dans un tourbillon de joie, Mamie So reçoit ses petits-enfants pour une visite inattendue. Afin de les calmer, elle décide de leur raconter une histoire, enfin des histoires… celles de Sophie ! Au centre de la scène se dressent des colonnes aux couleurs sombres qui dessinent l’espace où sont rangés les livres. C’est... 

« La Maison » d’après Marguerite Duras au Lucernaire

Critique d’Anne-Marie Watelet – Bienvenue à la table de Marguerite Duras ! De longue date, “amie littéraire” de l’écrivain-scénariste-cinéaste, Jeanne Champagne s’est « embarquée pour une longue traversée de son oeuvre ». Cette fois, ce sont des extraits de son livre « La Vie Matérielle », dans lequel Marguerite Duras répond à Jérôme Beaujour lors d’entretiens. ©... 

« La nuit des assassins » de José Triana au Théâtre de l’Opprimé

Critique de Bruno Deslot – Lorsque tout est permis ! Enfermés dans le grenier de la maison familiale, trois enfants jouent le meurtre de leurs parents. Entre subversion et transgression, jusqu’où peut aller cette quête de liberté et d’émancipation du cadre donné dans lequel ils ont été contenus ? La porte du grenier se ferme sur un espace clos, le grenier, lieu de tous les possibles... 

De la culture en boîte…

De la culture en boîte...
Le petit clan des Verdurin de la culture (…) Pour faire partie du “petit noyau”, du “petit groupe”, du “petit clan” des Verdurin, une condition était suffisante mais elle était nécessaire : il fallait adhérer tacitement à un Credo… de gens peu regardant sur les malheurs d’autrui, dirait aujourd’hui Proust. Certes ! Les gens en place ne sont pas à plaindre. Mais l’élite...