// Critiques

Les frères Karamazov, d’après Fédor Dostoïevski, mise en scène de Sylvain Creuzevault, au Théâtre de l’Odéon / Festival d’Automne à Paris

Les frères Karamazov, d’après Fédor Dostoïevski, mise en scène de Sylvain Creuzevault, au Théâtre de l’Odéon / Festival d’Automne à Paris
    © Simon Gosselin   ƒƒƒ article de Denis Sanglard  Adapter, traduire c’est toujours trahir.  Pour le meilleur comme pour le pire.  Là, nous avons le meilleur. Des 13OO pages et quelques du roman de Dostoïevski, Sylvain Creuzevault taille à la hache pour une version épurée en apparence, en apparence seulement, autour d’une seule question, qui des trois fils a tué le... 

Ma couleur préférée, texte de Ronan Cheneau, mise en scène de David Bobée, au Théâtre Paris-Villette

Ma couleur préférée, texte de Ronan Cheneau, mise en scène de David Bobée, au Théâtre Paris-Villette
  © Arnaud Bertereau   ƒƒƒ article de Denis Sanglard  David Bobée, metteur en scène, et Ronan Chéneau, écrivain, nous en font voir de toutes les couleurs. Un spectacle pour enfant, pour les adultes en devenir, un voyage du Congo orangé à la lune blanche en passant par le Paris gris de pollution, c’est une traversée extraordinaire, émotionnelle, sensorielle à travers les... 

La noce, de Bertolt Brecht, mise en scène d’Olivier Mellor, au Théâtre de l’épée de bois, Cartoucherie de Vincennes

La noce, de Bertolt Brecht, mise en scène d’Olivier Mellor, au Théâtre de l’épée de bois, Cartoucherie de Vincennes
  © Ludo Leleu   ƒƒ article de Denis Sanglard Jeu de massacre jubilatoire ou comment une noce tourne à l’aigre. Comme le mobilier, ici tout se déglingue et finit par s’écrouler. Portrait au vitriol d’une petite bourgeoisie aigre, mesquine et méchante. Un chamboule-tout qui n’épargne personne. Rancœurs enfouies, jalousies, acre mesquinerie, ils sont veules, bêtes et méchants.... 

Xiao Ke, conception Jérôme Bel, à La Commune – CDN – Aubervilliers, avec le Festival d’Automne

Xiao Ke, conception Jérôme Bel, à La Commune – CDN - Aubervilliers, avec le Festival d’Automne
  © Jérôme Bel   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot La dernière fois que je vis une femme raconter sa vie, ce fut au cinéma : Fengming, chronique d’une femme chinoise, magistral documentaire de Wang Bing (2012). Cadre fixe. Juste quelques plans pour un monologue de plusieurs heures où le déclin de la lumière du jour est le seul indice du temps qui passe pendant le récit,... 

Sleeping d’après Yasunari Kawabat, mise en scène de Serge Nicolaï, Le Monfort Théâtre

Sleeping d’après Yasunari Kawabat, mise en scène de Serge Nicolaï, Le Monfort Théâtre
    © Weina Venetz   ƒƒƒ article de Denis Sanglard Le vieil Eguchi a choisi de mourir. Une mort assistée dans une clinique suisse. À l’instant ultime, la dose létale absorbée, surgit le souvenir de la maison des belles endormies où de vieillards en mal de plaisir viennent passer une nuit auprès de jeunes filles, des adolescentes endormies sous l’effet de narcotiques. Devant... 

Morphine, d’après Morphine et Récit d’un jeune médecin de Mikaël Boulgakov, mise en scène de Mariana Lézin, au Théâtre de Belleville

Morphine, d’après Morphine et Récit d’un jeune médecin de Mikaël Boulgakov, mise en scène de Mariana Lézin, au Théâtre de Belleville
  © Lionel Moogin   ƒƒ article de Denis Sanglard Deux textes de Mikhaïl Boulgakov, Morphines et Carnets d‘un jeune médecin, réunis en un seul récit et sans couture apparente. Une greffe réussie pour un récit qui vous happe et une mise en scène qui opère sans que l’on y prendre garde un virage à quatre-vingt-dix degrés et vous laisse, au final, sur le carreau. Histoire d’un... 

Le vaisseau fantôme, musique et livret de Richard Wagner, direction musicale de Hannu Lintu, mise en scène de Willy Decker, Opéra Bastille

Le vaisseau fantôme, musique et livret de Richard Wagner, direction musicale de Hannu Lintu, mise en scène de Willy Decker, Opéra Bastille
  © Elisa Haberer   ƒƒ article de Denis Sanglard Le vaisseau fantôme (der Fligende Holländer) de Richard Wagner ou la légende du marin maudit, errant sur les mers pour l’éternité, qui ne peut trouver la rédemption que par l’amour et la fidélité d’une femme. Senta, nourrie et obsédée par cette légende, proposée en mariage par son père, Daland, au Hollandais débarqué... 

Une nuit à travers la neige, d’après L’homme qui rit de Victor Hugo, création et interprétation d’Ariane Pawin, au Théâtre des Déchargeurs

Une nuit à travers la neige, d’après L’homme qui rit de Victor Hugo, création et interprétation d’Ariane Pawin, au Théâtre des Déchargeurs
  © Niki Velissaropoulou   ƒƒƒ article de Denis Sanglard Sur le petit plateau du Théâtre des Déchargeurs souffle un vent glacial, un enfant perdu, un nourrisson dans les bras, erre dans une lande enneigée où les pendus se balancent dévorés par les corbeaux. Ariane Pawin, conteuse, nous plonge dans les premiers chapitres du roman de Victor Hugo, L’homme qui rit, et c’est... 

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce, mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo, Au Théâtre du Petit Saint-Martin

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, de Jean-Luc Lagarce, mise en scène de Marcial Di Fonzo Bo, Au Théâtre du Petit Saint-Martin
    © Jean-Louis Fernandez   ƒƒƒ article de Denis Sanglard La vie ce n’est pas très compliqué. A condition, de la naissance à la mort, de suivre et d’appliquer des règles précises pour chaque circonstance qui conditionne votre existence bourgeoise et mondaine. Baptême, fiançailles, mariage, funérailles, veuvage et remariage demandent un minimum de savoir-faire, de... 

Henry VI, texte de Shakespeare, mis en scène par Christophe Rauck, au Théâtre Nanterre-Amandiers

Henry VI, texte de Shakespeare, mis en scène par Christophe Rauck, au Théâtre Nanterre-Amandiers
  © Simon Gosselin   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot De la mort d’Henry V à la mort d’Henry VI. C’est une vie : rythmée par les renversements, les coups de force, les complots, les trahisons, les guerres. C’est une vie peuplée de morts. La fresque shakespearienne, qui n’a rien à envier aux séries qui inondent nos plateformes, embrasse avec une insatiable faim la guerre... 

I am 60, chorégraphie et danse de Wen Hui, au Théâtre de la Ville / Les Abbesses – Festival d’Automne à Paris

I am 60, chorégraphie et danse de Wen Hui, au Théâtre de la Ville / Les Abbesses - Festival d’Automne à Paris
  © Li Yinjun   ƒƒ article de Denis Sanglard Soixante ans dans la philosophie chinoise est l’âge de la renaissance, l’ouverture d’un nouveau cycle. La danseuse Wen Hui, née en 1960, fondatrice avec le documentariste Wu Wenguang, de la première compagnie de danse chinoise indépendante, Le living Dance Studio, interroge la condition féminine en Chine. Du mouvement « femmes... 

Silêncio, texte et mise en scène de Guilherme Gomes et Cédric Orain, Théâtre de la Tempête

Silêncio, texte et mise en scène de Guilherme Gomes et Cédric Orain, Théâtre de la Tempête
  © Filipe Ferreira   ƒƒ article de Nicolas Brizault Le silence semble vouloir retentir dans plusieurs spectacles présentés à Paris. Dans Silêncio, création bilingue franco-portugaise de Cédric Orain et Guilherme Gomes, un homme tente de trouver quelque part du vrai silence. Impossible chez lui, les voisins remuent, passent l’aspirateur, etc. Dans la rue c’est pire encore.... 

K ou le paradoxe de l’arpenteur, d’après Le Château de Franz Kafka, mise en scène de Régis Hebette, au Théâtre de l’Echangeur de Bagnolet

K ou le paradoxe de l’arpenteur, d’après Le Château de Franz Kafka, mise en scène de Régis Hebette, au Théâtre de l’Echangeur de Bagnolet
  © Hervé Bellamy   ƒƒ article de Denis Sanglard Adaptation du Château, dernier roman inachevé de Franz Kafka, K où le paradoxe de l’arpenteur conte l’arrivée dans un village reculé d’un arpenteur, venu là par une promesse d’embauche. Seulement on ne peut dans ce village hostile séjourner sans autorisation, délivrée par l’administration. Et une promesse n’est pas... 

Das weinen (das wähnen), mise en scène de Christoph Marthaler, d’après l’œuvre de Dieter Roth, aux Amandiers de Nanterre / Festival d’automne à Paris

Das weinen (das wähnen), mise en scène de Christoph Marthaler, d’après l’œuvre de Dieter Roth, aux Amandiers de Nanterre / Festival d’automne à Paris
  © Das Weinen   ƒƒƒ article de Denis Sanglard De l’artiste suisse Dieter Roth on connaît sans doute davantage les sculptures biodégradables et odoriférantes à partir de fromages ou de chocolat, voire de sucre. Moins sans doute ses écrits. Autre suisse tout aussi singulier (et là, c’est un euphémisme) Christoph Marthaler qui jusqu’ici, de-ci de-là avait distillé dans...