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Le vison voyageur, de Ray Cooney et John Chapman, adaptation de Jean-Loup Dabadie, mise en scène de Michel Fau, au Théâtre de la Michodière

Le vison voyageur, de Ray Cooney et John Chapman, adaptation de Jean-Loup Dabadie, mise en scène de Michel Fau, au Théâtre de la Michodière
  © Matthew Totaro     f article de Denis Sanglard Il court, il court le vison. Il est passé par ici, il repassera par là… Mais dans cette mise en scène de Michel Fau, il est un peu essoufflé. Chez Bodley, Bodley and Croutch, haut temple anglais de la fourrure où le bien-être animal est une priorité, brader au dixième de sa valeur un sublime manteau de vison blanc mérite bien... 

Fuck me, dramaturgie et mise en scène de Marina Otero, au Lycée Jacques Decour, Festival Paris l’été

Fuck me, dramaturgie et mise en scène de Marina Otero, au Lycée Jacques Decour, Festival Paris l'été
  © Diego Astarita     ƒƒƒ article de Denis Sanglard Ils sont nus comme au premier jour, à l’exception d’une paire de bottes et de genouillères. Six, à jouer d’entrée de leur masculinité, une danse exacerbant leur corps musculeux tandis que beugle sa plainte le crooner argentin Sandro. Ouais, se dit-on, et alors, passé un certain voyeurisme, où cela nous mène-t-il ?... 

Madame ose Bashung, conception et mise en scène Sébastien Vion, au Cabaret Sauvage, Festival Paris l’été

Madame ose Bashung, conception et mise en scène Sébastien Vion, au Cabaret Sauvage, Festival Paris l'été
  © Monsieur Gac fff article de  Denis Sanglard Elles ont osé, ces sublimes créatures de cabaret, travestis échappés de Madame Arthur, du Secret, de feu l’Alcazar, elles ont osé, Patachtouille, Brenda Moor sous la houlette et le fouet de l’atrabilaire et impériale Corrine, orchestré par les mains baladeuses et véloces sur le piano de Charly Voodoo, au son des guitares percutantes... 

La vie en vrai (avec Anne Sylvestre), mise en scène de Marie Fortuit, au Théâtre du Train Bleu, festival off Avignon

La vie en vrai (avec Anne Sylvestre), mise en scène de Marie Fortuit, au Théâtre du Train Bleu, festival off Avignon
© Guillaume Niemetzky   ƒƒ Article de Sylvie Boursier On a toutes en nous quelque chose d’Anne Sylvestre, Marie Fortuit accompagnée au clavier et à l’harmonium par Lucie Sansen rend hommage à travers ce spectacle à « madame Anne » et revendique clairement sa filiation avec la chanteuse décédée en 2020. On se balade sur une douzaine de chansons, oubliées ou mises de côté... 

Baldwin and Buckley at Cambridge, texte de James Baldwin, William F.Buckley JR, Lorraine Hansberry, mise en scène John Collins au gymnase du lycée Mistral, Festival d’ Avignon IN

Baldwin and Buckley at Cambridge, texte de James Baldwin, William F.Buckley JR, Lorraine Hansberry, mise en scène John Collins au gymnase du lycée Mistral, Festival d' Avignon IN
  © Christophe Raynaud de Lage   ƒƒ article de Sylvie Boursier Le rêve américain n’est-il possible qu’aux dépens du Noir américain ? En 1965, au sein de l’amicale des étudiants de l’université de Cambridge l’écrivain James Baldwin, fin analyste du racisme structurel aux Etats Unis, et William F. Buckley, intellectuel conservateur sont invités à débattre sur cette question.... 

Quand on sera grand, de Jean-Pierre Brouillaud, mis en scène par Hélène Zidi, Théâtre du Roi René, Festival d’Avignon Off

Quand on sera grand, de Jean-Pierre Brouillaud, mis en scène par Hélène Zidi, Théâtre du Roi René, Festival d’Avignon Off
   © Julien Jovelin   ƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia  C’est la deuxième pièce de Jean-Pierre Brouillaud (par ailleurs auteur de romans désopilants) à être présente dans le off du Festival d’Avignon. Après l’excellent J’admire l’aisance avec laquelle tu prends des décisions catastrophiques (en 2017 puis à Paris), c’est Quand on sera grand qui est créé... 

EXIT ABOVE. After the tempest, de Anne Teresa De Keersmaeker, La Fabrica , Festival d’Avignon In

EXIT ABOVE. After the tempest, de Anne Teresa De Keersmaeker, La Fabrica , Festival d’Avignon In
  © Christophe Raynaud de Lage   ƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia  On marche beaucoup dans Exit above. Sans doute pour faire écho aux marches contestataires, ainsi qu’au leitmotiv de Anne Teresa De Keersmaeker (voir la slow walk, My Walking is my dancing qu’elle avait proposée au festival d’automne en 2018). Cela créé beaucoup d’attente. De belles images surgissent de... 

Iphigénie à Splott de Gary Owen mis en scène de Georges Lini, théâtre 11, festival Avignon off  

Iphigénie à Splott de Gary Owen mis en scène de Georges Lini, théâtre 11, festival Avignon off   
      © Debby Termonia ƒƒƒ article de Sylvie Boursier « Quatre boules de cuir tournent dans la lumière, de ton œil électrique, boxe, boxe », elle déboule prête à en découdre la Effie, une vedette du quartier sinistré de Splott à Cardiff, une tuerie et on s’en prend plein les poumons : « et vous là, calés dans vos sièges, tranquilles, à attendre que quoi ? […]... 

OVNI, de Ivan Viripaev, mise en scène d’Eléonore Joncquez au théâtre 11, festival Avignon Off

OVNI, de Ivan Viripaev, mise en scène d’Eléonore Joncquez au théâtre 11, festival Avignon Off
  © Fabienne Rappeneau ƒƒ Article de Sylvie Boursier Pas la moindre soucoupe dans ce spectacle mais 9 témoins qui prétendent eux, les avoir vus, à un moment précis de leur vie, tels une force transcendante, dont la rencontre a modifié absolument et irrévocablement leur rapport au monde et à eux-mêmes. Ils racontent à l’auteur Ivan Viripaev ce « contact ». Le pitch ressemble... 

G.R.O.O.V.E., de Bintou Dembélé, Opéra Grand Avignon, Festival d’Avignon In

G.R.O.O.V.E., de Bintou Dembélé, Opéra Grand Avignon, Festival d’Avignon In
    © Christophe Raynaud de Lage   ƒƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia  Bintou Dembélé sait créer l’attente et faire monter le désir, et elle réussit son pari en créant à la fois de la frustration et une forme de contentement individuel pendant les 2/3 du spectacle, pour mieux arriver à une jubilation collective finale. Après un petit protocole sur le lieu officiel... 

Nos Corps empoisonnés de Marine Bachelot Nguyen à la Manufacture d’Avignon, Avignon Festival Off

Nos Corps empoisonnés de Marine Bachelot Nguyen à la Manufacture d’Avignon, Avignon Festival Off
  © Hélène Harder   ƒƒ Article de Sylvie Boursier « L’avion vol au-dessus de la forêt, très bas. De ses entrailles s’échappe une sorte de nuage blanc. Tout à coup, une pluie dégouline sur mes épaules, le liquide gluant se plaque sur ma peau, je tousse, je suffoque, je ne comprends rien… ». Enfant durant la guerre d’Indépendance, Tran To Nga combattit contre... 

On ne couche pas aux enterrements, écrit et joué par Christine Anglio et Laurie Marzoughi, mise en scène de Manon Rony, Studio Hébertot

On ne couche pas aux enterrements, écrit et joué par Christine Anglio et Laurie Marzoughi, mise en scène de Manon Rony, Studio Hébertot
  © David Twist   ƒƒƒ article de Nicolas Brizault-Eyssette Ana, juste avant de mourir de son cancer, il y a quinze ans déjà, avait fait promettre à sa sœur, Isabelle, et à sa meilleure amie Pauline de se voir une fois par an, dans son appartement qui ne bouge pas pendant toute cette période, quelle chance, ce n’est que maintenant que les cartons se remplissent... 

Sur l’interprétation – titre de l’instant de Yaïr Barelli, au Samovar, Bagnolet, dans le cadre d’Extensions – Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis

Sur l’interprétation – titre de l’instant de Yaïr Barelli, au Samovar, Bagnolet, dans le cadre d’Extensions - Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis
  © Nicolas Thevenot ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, Mallarmé bien sûr. Un coup de dés produit son coup de théâtre, sans le drame. Un tutu blanc, une veste de majorette, une machine à fumée, un rap de Bagnolet, une voix enregistrée annonçant « le plus beau sourire de la salle », des danseurs, des clowns, sans que l’on parvienne... 

Café Müller, mise en scène et chorégraphie de Pina Baush, Tanztheater Wuppertal + Terrain, Grande Halle de la Villette / Théâtre de la Ville hors les murs

Café Müller, mise en scène et chorégraphie de Pina Baush, Tanztheater Wuppertal + Terrain, Grande Halle de la Villette / Théâtre de la Ville hors les murs
  © Bettina Stob   ƒƒƒ article de Denis Sanglard Comparaison n’est pas raison et jouer ici aux jeux des différences est inutile. Certes il faut s’arracher au souvenir qui nous martèle, celui des créateurs de ce chef d’œuvre de Pina Bausch. L’ombre fantomatique de Pina Baush, bras tendus et les yeux clos, la fébrilité inquiète de Nazareth Panadero, l’intensité douloureuse...