// À l’affiche

Mon pays, ma peau, d’après Country of my skull d’Antjie Krog,  adaptation et mise en scène de Lisa Schuster, Théâtre du Lucernaire, Paris

Mon pays, ma peau, d’après Country of my skull d’Antjie Krog,  adaptation et mise en scène de Lisa Schuster, Théâtre du Lucernaire, Paris
    © Xavier Cantat   ƒƒ article de Hoël Le Corre En 1995 Nelson Mandela devient le premier président noir d’Afrique du Sud, mettant fin à l’Apartheid après des décennies d’un système inégalitaire, honteux, où les violences ont touchés tous les camps politiques, sociaux et ethniques. Mais ce n’est pas parce qu’on décide de la fin d’un système que celui-ci est facilement... 

Le voyage de Gulliver, de Jonathan Swift, adaptation de Valérie Lesort , mise en scène de Christian Hecq et Valérie Lesort, au Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet

Le voyage de Gulliver, de Jonathan Swift, adaptation de Valérie Lesort , mise en scène de Christian Hecq et Valérie Lesort, au Théâtre de l’Athénée-Louis Jouvet
© Fabrice Robin   ƒƒƒ article de Denis Sanglard Le duo Valérie Lesort-Christian Hecq émerveille et nous bluffe encore une fois. La magie opère sans façon et nous sommes petits et grands au même niveau, à égalité, les yeux ouverts grands comme ça, devant ce Gulliver si poétique et si drôle, d’une beauté et d’une finesse à vous couper le souffle. Du roman de Swift, ils ne... 

Maîtres anciens, de Thomas Bernhard, Gerold Schumann, Les Déchargeurs

Maîtres anciens, de Thomas Bernhard, Gerold Schumann, Les Déchargeurs
  © Pascale Stih   ƒƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia Une fois encore François Clavier excelle, seul en scène, tout comme dans le Discours de la servitude volontaire de La Boétie qu’il a joué de nombreuses années dans la mise en scène de Stéphane Verrue. Sa seule présence, sa diction, son timbre de voix, embarquent le spectateur, aujourd’hui et jusqu’au 29 janvier,... 

Juillet 1961, texte et mise en scène de Françoise Dô, Théâtre de Vanves dans le cadre du Festival Zoom d’hiver #5

Juillet 1961, texte et mise en scène de Françoise Dô, Théâtre de Vanves dans le cadre du Festival Zoom d’hiver #5
    © DR   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot Ecrire sur le spectacle vivant, c’est faire un travail de mémoire. C’est trouver en soi les traces d’affect, les empreintes émotives, qui attestent d’un événement après que celui-là a eu lieu. C’est avoir été touché par quelque chose, et comme Saint-Thomas s’accrocher à ce toucher pour se convaincre que l’on n’a... 

La Parenthèse de sang, écrit par Sony Labou Tansi, mis en scène par Thomas Nordlund,Théâtre des Déchargeurs

La Parenthèse de sang, écrit par Sony Labou Tansi, mis en scène par Thomas Nordlund,Théâtre des Déchargeurs
     © Théo Bianconi ƒƒ article de JB Corteggiani Mâtin, quel texte ! On griffonne dans le noir, on essaye d’attraper des bouts : « Le devoir d’un condamné est d’avoir une dernière volonté. Sinon, on le tue avec une certaine mauvaise conscience. » Ou encore : « On devrait vous condamner à trente morts. – Il ne fut créé qu’une mort. – Qu’il meure par régions... 

Les apôtres aux cœurs brisés, texte et mise en scène de Céline Champinot, au Théâtre de la Bastille

Les apôtres aux cœurs brisés, texte et mise en scène de Céline Champinot, au Théâtre de la Bastille
  © Vincent Arbelet f article de Denis Sanglard Ils sont cinq sur le plateau, les quatre apôtres évangélistes, clones improbables des Beatles période Sergent Pepper, et Marthe, enceinte jusqu’aux yeux. Boys-band réfugié après la mort de Jésus, leur leader, dans un studio d’enregistrement, une caverne, un tombeau où poussent sur les murs des champignons hallucinogènes consommés... 

Quais de scène, écrit et mise en scène par Alexandra Badea, Théâtre de la Colline

Quais de scène, écrit et mise en scène par Alexandra Badea, Théâtre de la Colline
  © Pascal Gély   ƒƒ article de JB Corteggiani Réparer : c’est un des enjeux qui traversent la littérature et le théâtre de texte francophones depuis 15 à 20 ans, dans le sillage des travaux de Boris Cyrulnik, dont le concept de résilience a débordé le champ de la psychologie pour s’étendre à notre capacité à surmonter des traumatismes collectifs. De cet intérêt, qui... 

Pourquoi les vieux, qui n’ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ? création collective du Collectif 2222, mise en scène Thylda Barès, au Lavoir Moderne Parisien, Paris

Pourquoi les vieux, qui n’ont rien à faire, traversent-ils au feu rouge ? création collective du Collectif 2222, mise en scène Thylda Barès, au Lavoir Moderne Parisien, Paris
  © collectif 2222   article de Nicolas Thevenot La vieillesse est un naufrage. L’expression est du général. Elle est bien connue, éculée. N’empêche, et c’est tout à son honneur, le Collectif 2222, formé par d’anciens élèves de l’Ecole Lecoq, a décidé d’en faire son territoire de jeu. La vieillesse, ce pays si lointain pour notre société qu’il serait devenu un... 

Ce qui gronde, d’Alexandra Bourse, Guy Régis Jr, Giovanni Houansou, Jean-Luc Raharimanana, Émilie Monnet, Théâtre Paris-Villette

Ce qui gronde, d'Alexandra Bourse, Guy Régis Jr, Giovanni Houansou, Jean-Luc Raharimanana, Émilie Monnet, Théâtre Paris-Villette
  © Marie Charbonnier   ƒƒƒ  article de Nicolas Brizault Le diable est dans la salle pour applaudir un de ces amis qui est sur scène, et qui débute Ce qui gronde un spectacle dont le titre doit leur plaire immensément, à tous les deux. Méphistophélès est là, seul et se présente, nous parle de ses goûts, de ses plaisirs, de sa façon surtout de faire trébucher ces petits... 

Les Sea Girls, Anthologie… ou presque, conçu et interprété par Judith Remy, Prunella Rivière et Delphine Simon, mise en scène par Brigitte Buc, au Café de la Danse

Les Sea Girls, Anthologie… ou presque, conçu et interprété par Judith Remy, Prunella Rivière et Delphine Simon, mise en scène par Brigitte Buc, au Café de la Danse
© Cosimo Tassonne   ƒƒƒ article de Denis Sanglard Les Sea-Girls sont de retour à Paris, de passage pour une petite semaine, dans la continuité d’une tournée qui les voit, « toujours prêtes pour une tournée dans les Charentes », du nord au sud cramer et carboniser les planches des théâtres de France et de Navarre. Elles ne sont plus désormais que trois, à l’origine elles... 

Les Couleurs de l’Air, écriture et mise en scène d’Igor Mendjisky, au Théâtre l’Azimut – La Piscine

Les Couleurs de l’Air, écriture et mise en scène d’Igor Mendjisky, au Théâtre l’Azimut – La Piscine
  © Lionel Nakache   ƒƒ article de Hoël La perte d’un parent, la recherche de la vérité, et les conséquences sur sa propre vie : voici des thèmes qui décidément chatouillent particulièrement les metteurs en scène en ces temps troublés où on se retrouve particulièrement face à soi-même. Peut-être que ces mois de confinement où à défaut de pouvoir vivre tout à fait « normalement... 

This is how you will disappear, conception et mise en scène de Gisèle Vienne, à la MAC – Maison des Arts de Créteil avec le Festival d’Automne

This is how you will disappear, conception et mise en scène de Gisèle Vienne, à la MAC – Maison des Arts de Créteil avec le Festival d’Automne
  © Sébastien Durand   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot L’invisible, l’imperceptible, recèlent le flagrant délit. Le crime se pare de l’ambiguïté. Un corps rampe sur un autre, allongé, inerte, s’affaire dans le taillis, se vautre bestialement dans le lit de feuilles mortes. Comment croire ce que l’on a cru voir l’espace d’un instant dans la froide obscurité sylvestre,... 

Le Chœur, d’après le poème « Et la rue » de Pierre Alferi, conception et mise en scène Fanny de Chaillé, au Théâtre 14

Le Chœur, d’après le poème « Et la rue » de Pierre Alferi, conception et mise en scène Fanny de Chaillé, au Théâtre 14
  © Marc Domage   ƒƒƒ article de Hoël Ils sont dix, dix jeunes commédien.ne.s, ils arrivent un à un en ligne en avant-scène. Ça commence par un « ça commence », et la voix de l’une évoque son souvenir du 11 septembre. Et bientôt chacun.e interrompt, répond, surenchérit, jusqu’à laisser place à des souvenirs totalement imaginaires, plus loufoques et improbables les... 

L’homme qui dormait sous mon lit, texte, musique et mise en scène de Pierre Notte, au Théâtre du Rond-Point

L’homme qui dormait sous mon lit, texte, musique et mise en scène de Pierre Notte, au Théâtre du Rond-Point
  © Stéphane Trapier   ƒƒƒ article de Denis Sanglard Un bon émigré est un émigré mort. Voilà sans doute la solution au grand remplacement qui se fait attendre. Dans cette dystopie signée Pierre Notte, « cette farce lamentable », il n’y a pas de migrants. Du moins sont-ils invisibilisés, ce qui est sans doute bon pour les statistiques, par l’enjeu d’un étrange et juteux...