// Evènements

David et Jonathas, opera de Marc-Antoine Charpentier, direction musicale Sébastien Daucé, mise en scène Jean Bellorini, au Théâtre des Champs-Elysées

David et Jonathas, opera de Marc-Antoine Charpentier, direction musicale Sébastien Daucé, mise en scène Jean Bellorini, au Théâtre des Champs-Elysées
  © Philippe Delval ff article de Denis Sanglard  Commande du collège Louis-Legrand et non de la cour, crée en 1688 quelques mois après la mort de Lully, créateur de l’opéra français, David et Jonathas étonne par son expressivité, son épure relative, et son renoncement aux effets de machines. Marc-Antoine Charpentier fait montre ici de son originalité, se démarquant résolument... 

Duchesses, conception et performance de Marie-Caroline Hominal et François Chaignaud, à la Ménagerie de verre, Paris, dans le cadre du festival INACCOUTUMÉS 2024

Duchesses, conception et performance de Marie-Caroline Hominal et François Chaignaud, à la Ménagerie de verre, Paris, dans le cadre du festival INACCOUTUMÉS 2024
  © Mélanie Groley   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot L’essieu de la course infinie de ces Duchesses est celui-là même d’une princesse au petit pois, en plus raide. Un empilement de praticables (six, que je comptai séance tenante). Sur ce mille-feuilles, où c’est la scène même qui se serait rassemblée, entassée, pour mieux les exhiber, ils sont pareils à un triomphe en char.... 

L’abolition des privilèges, d’après Bertrand Guillot, mise en scène d’Hugues Duchêne, au Théâtre 13, Paris

L’abolition des privilèges, d’après Bertrand Guillot, mise en scène d’Hugues Duchêne, au Théâtre 13, Paris
  © Blokaus 808   ƒƒ article de Sylvie Boursier « Je serai le président de la fin de tous les privilèges », François Hollande, janvier 2012. « C’est une chance d’être Français, c’est un privilège », Nicolas Sarkozy, juin 2016 « Je mettrai définitivement fin aux privilèges migratoires exorbitants des algériens », Éric Zemmour, mars 2022. « Il nous faut une... 

Love Chapter 2, chorégraphie de Sharon Eyal et Gai Behar, au Théâtre du Rond-Point

Love Chapter 2, chorégraphie de Sharon Eyal et Gai Behar, au Théâtre du Rond-Point
  © André Le Corre ff article de Denis Sanglard Où l’on retrouve avec le même enthousiasme Sharon Eyal et Gai Behar, le théâtre leur a fait ce soir de première un triomphe, et cette façon bien particulière d’envisager la danse, une danse sans défaut ni aspérité et toujours dans l’extension volontaire, les corps étirés à l’extrême dans une verticalité exacerbée, jambes... 

Nom, adapté du roman de Constance Debré, mise en scène Hugues Jourdain, Théâtre du Rond-Point, Paris

Nom, adapté du roman de Constance Debré, mise en scène Hugues Jourdain, Théâtre du Rond-Point, Paris
  © Simon Gosselin   ƒƒƒ article de Nicolas Brizault-Eyssette Nom. Au début, des phrases apparaissent tout au fond de la scène nue, le texte de ce que nous sommes venus voir s’étale sur le mur en face de nous. Présentation pas très bouleversante, pas très originale, même si ce texte montre un rien sa force, déjà. Que va donner le reste ? Le reste nous scotche, nous attaque,... 

Kill Tirésias, de Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos, au Théâtre de Vanves dans le cadre du Festival ARDANTHE

Kill Tirésias, de Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos, au Théâtre de Vanves dans le cadre du Festival ARDANTHE
  © Futur Immoral   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot Il est de voir comme d’un paresseux organe : c’est peu dire que, sous l’avalanche d’images, nous sommes devenus aveugles à notre temps. Dans la salle Panopée du Théâtre de Vanves, la nuit noire décille nos regards, et le crépitement d’un invisible feu, comme un chiffrement mystérieux, éveille notre compréhension. Kill... 

KID#1, de Joachim Maudet, au Théâtre de Vanves, dans le cadre du Festival ARDANTHE

KID#1, de Joachim Maudet, au Théâtre de Vanves, dans le cadre du Festival ARDANTHE
  © FilipFoto   ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot K-Way bleu et sa capuche relevée, occultant le visage, bermuda rouge… That’s all folks ! En quelques traits, l’habit fait l’enfant. A cette figure presque iconique, Joachim Maudet adjoint ses talents de ventriloque pour une exploration in vivo de la psyché enfantine. L’étrange immobilité de son personnage, qui semblerait... 

Rebota rebota y en tu cara explota, conception et mise en scène Agnés Mateus et Quim Tarrida, au Théâtre de la Bastille, Paris

Rebota rebota y en tu cara explota, conception et mise en scène Agnés Mateus et Quim Tarrida, au Théâtre de la Bastille, Paris
  © Quim Tarrida ƒƒƒ article de Denis Sanglard  Une performance radicale et percutante qui n’y va pas avec des pincettes, se foutant royalement des métaphores, où les explosant, pour exposer crument son sujet, le féminicide. C’est foutrement intelligent, drôle parfois, décapant et traité au vitriol pour dénoncer une tragédie quotidienne, un fait de société, culturel et politique... 

Contes d’Etat, de Aurelia Ivan, avec Raphaël Kempf, Théâtre de la Cité internationale

Contes d’Etat, de Aurelia Ivan, avec Raphaël Kempf, Théâtre de la Cité internationale
    © Mathilde Delahaye ƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia Sur le papier Contes d’Etat est une proposition courageuse et pleine de promesses.  L’idée de réunir en les adaptant au théâtre deux essais récents (Le ministère des contes publics ; Cinq mains coupées) de deux autrices (Sandra Lucbert et Sophie Divry) portant sur la dette d’une part et sur les dérives de l’ordre... 

Simon Boccanegra, de Guiseppe Verdi, mise en scène par Calixto Bieito, Opéra Bastille, Paris

Simon Boccanegra, de Guiseppe Verdi, mise en scène par Calixto Bieito, Opéra Bastille, Paris
    © Vincent Pontet ƒƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia C’est fascinant de constater combien la représentation, de près de trois heures, d’un mélodrame verdien, à l’intrigue pourtant plus qu’obscure, a pu rendre à ce point enjoué un public de 2500 personnes. C’est l’exploit rempli par Simon Boccanegra de Giuseppe Verdi, mis en scène par Calixto Bieito, que... 

Zazie dans le métro, de Raymond Queneau, mise en scène de Zabou Breitman à la MC 93 de Bobigny

Zazie dans le métro, de Raymond Queneau, mise en scène de Zabou Breitman à la MC 93 de Bobigny
    © Christophe Raynaud de Lage   ƒƒƒ article de Sylvie Boursier « Doukipudonctant !  Barbouze de chez Fior » C’est parti pour une folle journée vintage dans le Paname des rémouleurs, des poinçonneurs qui restent dans leur trou « à faire des petits trous… toujours des petits trous », sans effets spéciaux mais en chanson et en rythme. Zazie, vous connaissez ?... 

Love me, texte et direction Marina Otero et Martín Flores Cárdenas, Théâtre de la Ville – Sarah Bernhardt (Coupole)

Love me, texte et direction Marina Otero et Martín Flores Cárdenas, Théâtre de la Ville - Sarah Bernhardt (Coupole)
  © Mariano Barientos ff article de Denis Sanglard Love Me, titre de la dernière création de Marina Otero est un bel euphémisme. Certes, tout aussi radical que Fuck Me, son précédent opus, mais dans son contraire exact. Danseuse, « de celles qui ne dansent pas », déportant la danse vers l’autofiction, une quête de compréhension de soi au présent dans l’interrogation d’une... 

Petit Eyolf, d’Henrik Ibsen, mise en scène de Sylvain Maurice au Théâtre des Quartiers d’Ivry

Petit Eyolf, d’Henrik Ibsen, mise en scène de Sylvain Maurice au Théâtre des Quartiers d’Ivry
    © Christophe Raynaud de Lage   ƒƒ Article de Sylvie Boursier Le plateau de laque noire coupe le mur de scène irisé de masses chromatiques en suspension qui tendent à s’équilibrer. Progressivement, elles se confondent et il ne reste plus qu’un immense écran bleuté, puis vert sapin et orangé soleil couchant à la fin. Les lignes des pontons étroits séparent l’intérieur... 

Eurydice, de Jean Anouilh, mise en scène par Emmanuel Gaury, Le Lucernaire, Paris

Eurydice, de Jean Anouilh, mise en scène par Emmanuel Gaury, Le Lucernaire, Paris
  © Studio Vanssay   ƒƒƒ article de Nicolas Brizault-Eyssette Ah, comment dire… Eurydice… Jean Anouilh… du théâtre au théâtre, du bonheur double ? Oui, et en plus nous sortons, sans doute aucun, vivants de ce spectacle mis en scène avec talent, simplicité et efficacité par Emmanuel Gaury. Chaque personnage semble s’être évacué « pour de vrai » de ces pages pourquoi...