DErnières critiques
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Bovary Madame, d’après Gustave Flaubert, texte et mise en scène de Christophe Honoré, au Théâtre de la Ville
Toute adaptation est nécessairement trahison. Adapter Madame Bovary, le roman de Flaubert, tient de la gageure et du risque. Avec sa part de réussite ou d’échec. Une question d’angle, de point de vue, de focale. « Une convulsion la rabattit sur le matelas. Tous s’approchèrent. Elle n’existait plus. » Sur l’écran surplombant le plateau, à ce « elle […]
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Veiller sur le sommeil des villes, texte et mise en scène de Louis Albertosi, au théâtre Nanterre – Amandiers dans le cadre de L’envolée
Au premier regard il vous accapare, cheveux en bataille, barbe et moustache en broussaille. On perçoit le dandy, cet artiste qui fait du vivre une élégance, on découvre, fasciné, cette élégance qui réhausse les couleurs du vivant et emprunte les chemins que d’autres n’osent. Mais plus sûrement encore, par ce regard brillant et perçant, par […]
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Foutue bergerie, texte et mise en scène de Pierre Guillois, au Théâtre du Rond-Point
Pierre Guillois signe une farce rurale et écologique – ce qui n’est pas toujours incompatible – douce-amère et, oui, d’une véritable tendresse pour un monde paysan en pleine crise. Dans cette ferme en périphérie de la ville, où les pitbulls ont remplacé les loups, un père endeuillé par le suicide de son fils cadet complexé […]
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Le projet Barthes, d’après Roland Barthes, mise en scène de Sylvain Maurice, au théâtre de L’Échangeur, à Bagnolet
Le projet Barthes, petite merveille de délicatesse dont on savoure chaque phrase, telle une rencontre amoureuse, montre un Barthes intime, buissonnier au verbe sublime d’intelligence. Le cher homme se refusait à composer « une œuvre », pas de but, c’est l’instant qui compte, il chemine de digression en anecdote sur la manière « d’entrer en littérature » de vivre […]
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Patatas fritas falsas, texte et mise en scène d’Agnès Mateus et Quim Tarrida, au Théâtre de la Bastille, Paris
« N’ai pas peur, je suis ta peur ! » Voilà une performance radicale – et le mot est bien trop faible – qui dénonce vertement et avec une rage concentrée ce qui à pas de loup, au pas de l’oie serait-on tenté d’écrire, monte lentement et qui risque de nous submerger bientôt, fruit de notre […]


























