DErnières critiques
-
4.48 Psychose, de Sarah Kane, mise en scène de Jacques Osinski, au Théâtre de l’Atelier
Tirets, blancs, suites de mots, chiffres, brisures, syncopes, blocs d’écriture compacts, le flux irrépressible de la maladie mentale poussa Sarah Kane au suicide, elle dont l’écriture hors-la-loi bouscula les frontières entre forme et fond. 4.48 Psychose, œuvre posthume, met en scène une jeune femme psychotique qui, dans un monologue poétique entrecoupé de moments d’échanges avec […]
-
Bientôt le jour, conception, écriture et mise en scène de Julie Bertin-Le Birgit Ensemble, au TGP, Centre dramatique national de Saint-Denis
Partir, changer de vie, sauver sa peau. S’arracher non sans douleur à ce qui semblait immuable, cette vie d’avant qui semblait toute tracée, jusqu’au jour où, la situation devenue intenable, l’évidence de l’exil, de la fuite apparait inéluctable. Des amours interdites, une sexualité réprimée, une emprise psychologique ou sectaire, la révélation d’un scandale ou le […]
-
Huit rois (nos présidents), de Léo Cohen Paperman et Julien Campani, Théâtre de la Pépinière
Huit rois (nos présidents) se présente comme une ambitieuse série de six spectacles, retraçant, en ordre dispersé, les vies illustres des présidents de la Ve République. En attendant les élections de 2027, le Théâtre de la Pépinière a fait le choix audacieux de reprogrammer les pièces déjà jouées, et de permettre à la Compagnie des […]
-
Mahabharata, une histoire de la violence, adaptation et mise en scène de Pauline Bayle, au Théâtre Public de Montreuil
Agamemnon, Atrée, Clytemnestre, Ménélas, Patrocle, Ulysse…, des rives hellènes à celles du Gange, les mythes homériques et sanskrits racontent comment une fièvre assassine pousse à la violence et à la prédation les membres d’une famille. Maha, en sanskrit signifie « grande » et Bharata est le nom qui désigne l’Inde, le Mahabharata, récit fleuve de plus de […]
-
Lexikon, conception d’El Conde de Torrefiel, à l’Odéon, Théâtre de l’Europe, Ateliers Berthier, avec le Festival d’Automne
Lexikon s’affiche avec l’étrange prescience de son titre. Les sept nouveaux contes de la compagnie catalane El Conde de Torrefiel se prescrivent au futur antérieur par un travail d’anticipation qui n’en demeure pas moins ancré dans notre angoissant présent. Entre grimoire magique, pêle-mêle énigmatique, et table des lois à venir, Lexikon produit avec un aplomb […]
-
Antigone, mise en scène et chorégraphie d’Alan Lucien Øyen, au Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt
« Où sont les portes des enfers ? » demande Nazareth Panadero. Sûrement sur ce plateau où les maux de notre époque foutraque et délétère se déchaînent et s’enchaînent. Alan Lucien Øyen chorégraphie Antigone d’après la tragédie de Sophocle, Antigone, figure tutélaire de la résistance à toute oppression, toute tyrannie. C’est de la danse-théâtre où l’on reconnaît l’héritage de […]


























