DErnières critiques
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Have a Safe Travel, chorégraphie et interprétation d’Eli Mathieu-Bustos, au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, Festival artdanthé
Dans l’obscure encoignure du monde se tient, accroupi, un corps prostré, contraint, écrasé. Massif vibrant, irradiant de magnétisme. Force contenue, palpitante dans son immobilité même. Saccade du visage en contreplongée. Un invisible et un ineffable se conjuguent dans un sidérant accomplissement. A cette première séquence, muette, déliée de toute narration, notre esprit à la suite […]
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Le Cid, de Pierre Corneille, mise en scène de Denis Podalydès, au Théâtre de la Porte St Martin / Comédie Française hors les murs
Denis Podalydès signe une mise en scène du Cid d’un classicisme absolu qui n’est en fait qu’un trompe-l’œil et s’avère paradoxalement d’une grande modernité, d’une beauté sans apprêt, dépouillée et lumineuse. Privilégiant l’épure sèche et la théâtralité dans sa plus simple expression, la beauté irradiante du vers cornélien, il met à nu les sentiments contradictoires […]
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Ne pas finir comme Roméo et Juliette, de Métilde Weyergans et Samuel Hercule, Compagnie La Cordonnerie, au Théâtre du Rond-Point, Paris
Au vu du titre, ce pourrait être une version contemporaine et un peu iconoclaste du chef d’œuvre de Shakespeare, mais Ne pas finir comme Roméo et Juliette, c’est bien plus que cela. La Cordonnerie n’est plus à son coup d’essai dans l’adaptation de classiques et une fois de plus, l’ingéniosité et l’horlogerie de la mise […]
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Le cheval qui peint, une création du collectif Old Masters, au T2G
Etrange, poétique et surréaliste création que ce Cheval qui peint. Drôle d’animal, robe bleu azur et crin roux, qui pose sur le monde un regard critique, empreint de profondeur, d’humanité. Son regard fixe et doux, son immobilité intranquille, de celle des chevaux en pâture, son caractère joyeux et optimiste, ne dirait-on pas aussi un sage […]
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Dressing, conception de Darius Dolatyari-Dolatdoust, au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, Festival artdanthé
Assis en tailleur, ils sont trois, bras tombant de part et d’autre, dans la plus stricte nudité, immobiles comme des chiens de faïence, sauf ces globes oculaires qui, brusquement, virent aussi prestement qu’un coup de griffe. Bien plus que leur nudité, ce qui frappe c’est leur posture, bouche grande ouverte, mâchoire tombante, une manière d’être […]


























