DErnières critiques
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Foutue bergerie, texte et mise en scène de Pierre Guillois, au Théâtre du Rond-Point
Pierre Guillois signe une farce rurale et écologique – ce qui n’est pas toujours incompatible – douce-amère et, oui, d’une véritable tendresse pour un monde paysan en pleine crise. Dans cette ferme en périphérie de la ville, où les pitbulls ont remplacé les loups, un père endeuillé par le suicide de son fils cadet complexé […]
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Le projet Barthes, d’après Roland Barthes, mise en scène de Sylvain Maurice, au théâtre de L’Échangeur, à Bagnolet
Le projet Barthes, petite merveille de délicatesse dont on savoure chaque phrase, telle une rencontre amoureuse, montre un Barthes intime, buissonnier au verbe sublime d’intelligence. Le cher homme se refusait à composer « une œuvre », pas de but, c’est l’instant qui compte, il chemine de digression en anecdote sur la manière « d’entrer en littérature » de vivre […]
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Patatas fritas falsas, texte et mise en scène d’Agnès Mateus et Quim Tarrida, au Théâtre de la Bastille, Paris
« N’ai pas peur, je suis ta peur ! » Voilà une performance radicale – et le mot est bien trop faible – qui dénonce vertement et avec une rage concentrée ce qui à pas de loup, au pas de l’oie serait-on tenté d’écrire, monte lentement et qui risque de nous submerger bientôt, fruit de notre […]
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Cock, Cock… Who’s There ? de Samira Elagoz, au Théâtre de l’Odéon, Ateliers Berthier, Paris
Par un silence inaugural le texte est projeté en lettres blanches sur fond noir. Fable trash et poétique, énigmatique, il se conclut en formulant l’équivalence du sexe féminin à une grotte rupestre dont il faudrait sauvegarder les motifs laiteux tapissant ses parois. Ouvrant ainsi sa performance vidéo, Samira Elagoz, artiste trans finno-égyptien, arrime son histoire […]
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Le syndrome d’Ulysse, d’Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia, Théâtre du Balcon, Avignon
Le syndrome d’Ulysse est sans doute issu de l’histoire familiale de Serge Barbuscia, dont l’arrière-grand-mère, la Nonna Ninna, avait dû quitter la Sicile en 1905 pour s’installer à Tunis, comme nombre de siciliens à l’époque. Puis en octobre 1958, ce fut à son tour, à Serge Barbuscia, avec sa mère, son frère et sa sœur, […]


























