// Evènements
4211km texte et mise en scène de Aïla Navidi, au studio Marigny
© Dimitri Klockenbring
ƒƒ Article de Sylvie Boursier
L’ouverture se situe dans une maternité française avec d’emblée l’image de l’exil, la famille Farhadi perpétue les rituels de la naissance en Iran, chargée d’une batterie de cuisine de couvertures et de chaises. Dès lors le fondu enchainé va relier le présent de l’exil dans une banlieue française aux images fantômes...
Un sentiment de vie, texte de Claudine Galea, mise en scène d’Emilie Charriot, au Théâtre des Bouffes du Nord
© Jean-Louis Fernandez
fff article de Denis sanglard
Un sentiment de vie, de Claudine Galea, c’est une histoire d’amour entre un père et sa fille traversée par la guerre d’Algérie, par la mort au travail et l’absence que rien ne peut remplacer. Histoire d’une écriture aussi, tissée de souvenirs entre l’Histoire et l’histoire et de cette toujours porosité entre les deux. Ecriture...
L’amour de l’Art, conception de Stéphanie Aflalo, au Théâtre de la Bastille
© Roman Kane
ff article de Denis Sanglard
Ils sont sérieux comme des papes, quoiqu’un peu anxieux du fait de leur fragilité, de leurs multiples rétroversions et handicaps dont ils font en préambule de leur conférence la liste exhaustive. Nous voilà donc prévenu, le corps peut lâcher à tout moment, la conférence s’interrompre brutalement. Mais il va tenir et ce à quoi nous allons...
Curtain Call ! de Judith Rosmair, mise en scène Johannes von Matuschka et Judith Rosmair, Théâtre de la Colline
© Ebby Koll
ƒƒƒ article de Corinne François-Denève
On connait bien l’angoisse du gardien de but au moment du penalty (« Die Angst des Tormanns beim Elfmeter »). On est également familier avec celle de l’actrice la veille de la première : des films comme Opening Night, ensuite transposé sur les planches, l’ont amplement documentée. Ici, ce n’est pas Myrtle Gordon...
40° sous zéro, l’homosexuel ou la difficulté de s’exprimer & les quatre jumelles, de Copi, mise en scène de Louis Arène, Cie Munstrum, Au Théâtre du Rond-Point
© Darek Szuster
ƒƒƒ article de Denis Sanglard
40° sous zéro, c’est complètement givré ! Un Copi follement queer. Deux pièces du dramaturge argentin qui n’aurait sans doute pas renié cette mise en scène hallucinée. Des créatures hors-norme, pas d’autre terme, pour une cérémonie foutrement trash. C’est du grand-guignol burlesque, grotesque et punk. Et sophistiqué...
A Simple Space, par la troupe Gravity & Other Myths, à l’Espace Chapiteaux de la Villette
© Steve Ullathorn
ƒƒƒ article de Hoël Le Corre
Rarement titre de spectacle n’aura été si explicite, et rarement troupe de cirque n’aura aussi bien porté son nom : sur un praticable d’une sobriété absolue, d’une vingtaine de mètres carré guère plus, les huit circassiens défient toutes les lois de la gravité en nous proposant un spectacle sur-vitaminé qui nous...
Maggie the Cat, de Trajal Harrell à la Grande Halle de la Villette, dans le cadre du Festival d’Automne
© Tristam Kenton
ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot
A voir la rampe en fond de scène tel un fil à linge où seraient suspendues jupe à volant, ceintures en tissus, corsets, et autres accessoires rehaussés de pois, rayures ou léopard, à voir les deux tables, sises sous la rampe, débordantes de coussins de velours rouge et taupe, le monde de la mode se destine à entrer en collision avec...
Austerlitz, de Gaëlle Bourges, au Carreau du temple, Paris
© Danielle Voirin
ƒ article de Nicolas Thevenot
Austerlitz, c’est une gare à Paris, c’est une bataille napoléonienne qui a donné son nom à une gare, et c’est le titre d’un vertigineux roman de W. G. Sebald. Comme pour Les émigrants, prochainement visible dans une adaptation et mise en scène de Krystian Lupa à l’Odéon, l’écriture se fait lieu du surgissement de la mémoire,...
La Valse, chorégraphie de George Balanchine, L’Enfant et les sortilèges, chorégraphie de Jean-Christophe Maillot, musique de Maurice Ravel, Grimaldi Forum de Monaco
© Hans Gerritsen
ƒƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia
Le Grimaldi Forum de Monaco et les Ballets de Monte-Carlo proposent en cette fin d’année 2023 une soirée Ravel, comme un dernier hommage au centenaire de la naissance du Prince Rainier III qui affectionnait particulièrement la seconde des deux œuvres du compositeur, présentées dans leurs versions de ballet.
La Valse...
Funkenstein, de Kidows Kim, à la Ménagerie de verre, Paris, dans le cadre du festival INACCOUTUMÉS 2023
© Lucille Belland
ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot
Les performances de Kidows Kim dressent, pièce après pièce, une cosmologie inouïe dont les créatures extraordinaires, renouvelées et préexistantes, déploieraient d’autres manières d’être vivant, d’articuler espace et temps. L’effet de sidération est son principal fait, comme la découverte de nouvelles planètes...
Bach, de María Muñoz, au Théâtre de la Ville, Théâtre des Abbesses, Paris
© Jordi Bover
ƒƒƒ article de Nicolas Thevenot
Les touches nettes et précises de Glenn Gould interprétant Le clavier bien tempéré de Bach. Le corps vêtu de noir, pantalon, chemise, et veste, de María Muñoz se détachant sur le sol et le fond de scène, pareillement blancs, comme un livre ouvert sur lequel la danse ferait écriture. Dans cet espace les mouvements contrastent et...
L’échappée, de et avec Philémon Vanorlé, Théâtre du Rond-Point
© Marie Charbonnier
ƒƒƒ article de Nicolas Brizault-Eyssette
L’échappée ou la trajectoire improbable d’une œuvre d’art, un spectacle en « y » ou en i grec si l’on peut dire, de Philémon Vanorlé, un artiste belge chargé d’humour et tout autant charmé par la mort et ses alentours, est au sujet d’un cercueil avec, si l’on peut dire, des...
Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, mise en scène d’Emmanuel Daumas, à La Comédie-Française
© Christophe Raynaud de Lage
article de Denis Sanglard
Du passé faisons table-rase, ainsi pense-t-on des intentions d’Emmanuel Daumas dans sa mise en scène de Cyrano de Bergerac au Français dont il est régulièrement invité. Il est vrai que la concurrence est rude tant cette pièce est régulièrement reprise, montée et démontée en ce lieu. Mais Mordiou ! Cela patauge sévère et l’on...
La tendresse de Julie Berès, Kevin Keiss, Alice Zeniter, Lisa Guez, mis en scène par Julie Berès, Théâtre des Bouffes du Nord
© Axelle de Russé
ƒƒƒ article de Emmanuelle Saulnier-Cassia
Inutile de tergiverser. Dès le premier quart de seconde, les huit comédiens nous emballent, nous embarquent, nous impliquent, nous séduisent. Ils nous livrent un shoot d’énergie, de vitalité, de candeur, de sincérité, de vulnérabilité. Le propos est direct, qu’il soit énoncé, chanté ou dansé ; vulgaire...