// Critiques

« Roberto Zucco » de Bernard-Marie Koltès au Théâtre de la Tempête

Critique de Bettina Jacquemin – Un peu plus près de la liberté Roberto Zucco s’évade par les toits de la prison où il vient d’être incarcéré pour le meurtre de son père. Sous l’œil même des gardiens… De retour dans l’appartement familial, il assassine sa mère. Commence alors une longue cavale durant laquelle le meurtrier conduit à la mort tous ceux qui croisent sa route.... 

« La Maison des Cerfs » de Jan Lauwers au Théâtre de la Ville

Critique d’Audren Destin – La pièce venait de se terminer et je m’apprêtais à quitter la salle lorsqu’une dispute a éclaté derrière moi entre deux personnes qui avaient manifestement un point de vue différent sur le spectacle qu’ils venaient de voir.  « Un temple de la laideur ! », « une escroquerie subventionnée » disait l’un, « une pièce sublime » lui répondait... 

« Le Script » de Benjamin Boudou et Rémi Larrousse au Théâtre le Funambule

Critique de Bruno Deslot – Une expérience bien singulière ! Une entrée en fanfare, un nuage de confettis, dont quelques uns s’alignent sur un morceau de tissu noir pour annoncer la fin. Mais la fin de quoi ? Du spectacle ou d’une carrière balbutiante vouée à l’échec ? Très rapidement, la magie opère ! La prestidigitation sort des sentiers battus pour proposer un genre... 

« Gombrowiczshow » de Sophie Perez et Xavier Boussiron au Centre Pompidou

Critique d’Audren Destin – La question que se pose tout spectateur de théâtre à un moment donné est la suivante : pourquoi ? A cette question il existe de multiples réponses, mais sont-elles toutes satisfaisantes ? Pourquoi suis-je venu ? Parce que je suis accompagné de trois amies charmantes. Parce que je suis curieux et que tout est bon à prendre. Parce que je ne connais pas... 

« Fragments d’un discours amoureux » d’après Roland Barthes au Théâtre de la Bastille

Critique de Denis Sanglard – Fragments d’un discours amoureux de Barthes ou la Carte du Tendre revisitée par la sémiologie. Loin d’un discours ennuyeux qui énoncerait les figures analysées par Roland Barthes c’est à un voyage pertinent et drôle, très drôle, auquel nous convie Arnaud Churin au Théâtre de la Bastille. Soit deux énergumènes énonçant les règles qui régissent... 

« Sainte dans l’Incendie » de Laurent Fréchuret à la Maison de la Poésie

Critique de Bruno Deslot – La légende est bien vivante à la Maison de la Poésie De Domrémy à Orléans, de Reims au bûcher, la petite paysanne de légende parcoure la complexité d’une histoire de France réinventée avec les mots de Laurent Fréchuret, directeur du Théâtre de Sartrouville, qui échafaude une folle épopée fantaisiste et héroïque dans un poème dramatique aussi... 

« Souffle » du Collectif des Arts Migrateurs à la Nef (Pantin)

Critique de Camille Hazard – Prendre son temps dans le travail, élargir les possibilités de jeu, partir de rien et créer petit à petit un spectacle où les propositions et les idées de chaque comédien nourrissent perpétuellement le travail qui donne naissance à Souffle, voilà tout le projet que la metteuse en scène Jessica Dalle présente à partir du 5 mai, à La Nef. Comme dans... 

« La Dame de chez Maxim » mis en scène par Van Der Meulen au Théâtre de l’Ouest Parisien

Critique de Dashiell Donello – Le Docteur Petypon, respectable bourgeois, a fait la noce avec son ami Mongicourt. Le lendemain à midi, il n’est toujours pas réveillé et sommeille sous le canapé. Dans son lit dort aussi, en petite tenue, une jolie fille, connue au Moulin Rouge, sous le nom de la Môme Crevette. Mongicourt vient le réveiller. Le Docteur prenant conscience de la situation... 

« Coups de foudre » de G. Laurens, J-B. Arnal et C. Robert au Vingtième Théâtre

Critique de Johann Gasnereau – Former toute une équipe, très complète, pour mettre en œuvre ce « musical » : metteur en scène chorégraphe, directeur musical, directrice vocal, coiffeurs-maquilleurs, créateur de costumes, décorateur, créateur de lumières… Beaucoup de monde pour monter ce spectacle qui n’a rien à voir avec les comédies musicales américaines puisqu’il n’y... 

« Le Songe d’une Nuit d’Été » par la Cie Miranda, du théâtre musical d’après Shakespeare

Critique d’Audren Destin – Quand les jours sombrent dans la nuit et que la lune recouvre la forêt d’une lumière étrange, les êtres poussés par leurs désirs se perdent et se confondent. Les fils s’emmêlent, chacun se prend pour un autre, chacun dépasse ses limites et le chaos règne. « L’esprit vif et leste de la joie » Le songe d’une nuit d’été est un texte extravagant,... 

« La Cagnotte » d’Eugène Labiche au Théâtre des Quartiers d’Ivry

Critique de Florian Fauvernier – 1864 – La Ferté-sous-Jouarre Depuis des années, une association d’amis joue à la « bouillotte » (succédané du poker) tous les jeudis. On s’ennuie ferme, entre chamailleries, susceptibilités, petits règlements de compte, sans jamais s’interroger sur le sens de la vie. Une cagnotte a été constituée. On y dépose sa contribution chaque fois... 

« La seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute » de Pierre Desproges

Critique de Dashiell Donello – Les pieds nus, les souliers vernis à la main. Il entre silencieux et regarde une petite veilleuse qui semble lui dire : commence, je suis tout prés de toi ! Christian Gonon a eu la bonne idée de rendre hommage à Pierre Desproges (1939-1988). Sa reprise au théâtre du Vieux Colombier est un pur bonheur. Mot que l’auteur de la minute nécessaire de Monsieur... 

« Prosper et George » de Gérard Savoisien au Théâtre La Bruyère

Critique de Bettina Jacquemin – « Qu’ils me pardonnent si je les ai démasqués » George Sand, la plume à la main répond aux demandes répétées de Prosper Mérimée, désireux de se voir accorder « un peu de temps » par celle qui rencontre le succès littéraire. Les nombreuses lettres se succèdent entre les deux écrivains avant que la romancière d’Indiana ne permette à l’auteur... 

« Les Femmes Savantes », mise en scène Arnaud Denis au Petit Théâtre de Paris

Critique de Dashiell Donello – Les femmes savantes mise en scène de Molière Nous étions trois cent, hier soir, au petit théâtre de Paris, ou presque trois cent, l’auteur, depuis Musset et sa « soirée perdue », avait très grand succès. C’était encore Molière. Les perspectives cavalières du décor nous annonçaient les conventions à venir. Au lointain un miroir nous symbolisait...