// Critiques

« Les Soliloques de Mariette » d’après Albert Cohen au Petit Montparnasse

Critique d’Anne-Marie Watelet – Lucidité, humour et renoncement : voici Mariette qui nous parle. Albert Cohen reçut le Grand Prix de l’Académie Française pour son roman Belle du Seigneur, paru en 1968. A l’origine de ce spectacle, c’est le coup de foudre d’Anne Quesemand pour la lecture vivante d’Anne Danais, passionnée par le personnage de Mariette, la domestique de la... 

« Les Cahiers de Malte Laurids Brigge » de Rilke au Théâtre du Petit Hébertot

Critique d’Anne-Marie Watelet – Bérengère Dautun a puisé le texte de sa pièce dans le récit éponyme de Rilke, écrit entre 1907 et 1911. Malte en est le protagoniste et narrateur. Dans ces morceaux choisis, elle a privilégié l’amour immodéré qu’il portait à sa mère. Si les deux personnages réunis dans un petit salon bourgeois, semblent dialoguer, la mère n’est... 

« Brasserie » de Koffi Kwahulé à l’Épée de Bois / Un Automne à Tisser

Critique d’Audren Destin – La 4ème édition du festival Un automne à tisser a lieu du 10 septembre au 31 octobre 2010 au Théâtre de l’Epée de Bois. Sous le parrainage de Jean-Claude Penchenat, treize compagnies sont réunies autour d’un projet artistique. Une thématique s’en dégage, celle de la guerre et de l’amour comme un appel. Pour favoriser « le brassage des sensibilités »,... 

« Le Roi Se Meurt » de Ionesco à la Comédie des Champs Elysées

Critique de Bruno Deslot – Une heure et demie à vivre ! Une heure et demie ! C’est le temps qui lui reste à vivre pendant que tout son royaume, cinq personnages, se divisent entre espoir et satisfaction face à l’inéluctable accomplissement du destin. Tout part à vau-l’eau dans ce royaume réduit à sa plus simple expression. Dès le lever du rideau, le Garde annonce solennellement... 

« La Grande Magie » d’Eduardo de Filippo à la Comédie Française

Critique de Dashiell Donello – Dan Jemmett, tel un habile prestidigitateur, met en scène à la Comédie Française, la pièce d’Eduardo De Filippo (1900-1984), La Grande Magie. L’action se passe dans les années 30, au Grand Hôtel Métropole. Le garçon d’hôtel, annonce, aux clients en mal de distraction, l’arrivée du célèbre magicien Otto Marvuglia, qui présentera dans la... 

« I Demoni » de Dostoïevski, adaptation Peter Stein à l’Odéon

Critique d’Audren Destin – Disons le simplement et sans détour, cette adaptation par Peter Stein du roman de Dostoïevski Les Démons est une pure merveille. 12 heures Balayons immédiatement les craintes, les doutes, les soupirs, les angoisses de ceux qui s’imaginent passer douze heures à mourir d’ennui coincé entre deux abonnés octogénaires, crevant de soif, de chaud, rêvant... 

« Oh ! les beaux jours » de Beckett par Robert Wilson au Théâtre de l’Athénée

Critique de David C. – J’aime Monsieur Samuel Beckett C’est un monde tellement réel qu’il n’a plus rien de reconnaissable. Dans ce monde, une femme, la cinquantaine, nommée Winnie est coincée jusqu’à la taille dans un mamelon rocheux et tranchant. Elle profite pleinement des heures du jour pour chercher et partager son bonheur. Elle est accompagnée de son mari... 

« Chansons des jours avec et chanson des jours sans » à la Comédie Française

Critique de Dashiell Donello – Cabaret, à la manière de « la prochaine fois je vous le chanterai » « Avec la troupe de la Comédie-Française, j’ai voulu redonner vie à quelques-unes de ces chansons qui sont de petites pièces de théâtre, moqueuses ou tendres, farceuses ou mélancoliques, quelquefois tragédies, quelquefois parodies, quelquefois mélodrames. Portraits aussi... 

« La Cerisaie » de Tchekhov mis en scène par Julie Brochen à l’Odéon

Critique de Monique Lancri – La Cerisaie est probablement la pièce la plus riche, la plus complexe d’Anton Tchekhov. D’où l’engouement pour elle des metteurs en scène, chacun voulant donner son interprétation d’un tel chef-d’œuvre. A commencer par Stanislavski, lequel, lors de la création de la pièce, en 1904, monta une Cerisaie qui, dit-on, ne satisfît pas totalement... 

« Kramer contre Kramer » d’après Avery Corman aux Bouffes Parisiens

Critique de Bettina Jacquemin – Assurément touchant Comment ne pas se souvenir du film réalisé en 1979 par Robert Benton ? Kramer contre Kramer reste dans nos mémoires. Une interprétation magistrale (Dustin Hoffman et Meryl Streep) et un scénario adapté du roman écrit par Avery Corman. L’auteur raconte comment un couple se déchire la garde d’un enfant, l’impuissance d’être... 

Critique • « A mon âge, je me cache encore pour fumer » de Rayhana à l’Epée de Bois

Critique •
Critique de Evariste Lago – Intimité humide A mon âge, je me cache encore pour fumer prend corps en Algérie, dans un hammam pour femmes. Une journée ordinaire. Neuf femmes ordinaires. Neuf histoires. Le premier tableau apparaît comme une œuvre picturale s’inspirant du bain turc d’Ingres qui aurait emprunté la lumière d’un Vermeer. Tout commence par le ménage des lieux :... 

« Désolé pour la moquette… » de Bertrand Blier au Théâtre Antoine

Critique de Dashiell Donello – Les lumières de la ville. Un panorama façon 35 mm. Quand on est l’auteur de « Préparez vos mouchoirs » (Oscar du meilleur film étranger en 1978), on ne se refait pas. Il y a toujours un clap qui traîne sur la scène et se substitue aux trois coups du théâtre. La trame de l’histoire est un petit malaise qui ronge le cœur. C’est en hiver, à la... 

« Nono » de Sacha Guitry, mise en scène Michel Fau au Théâtre de la Madeleine

Critique de Denis Sanglard – Quatuor Nono est la maîtresse d’un riche oisif dont le meilleur ami, écrivaillon médiocre, tombe amoureux. Lui-même  est l’objet du harcèlement de sa riche et vieille maîtresse dont il n’a de cesse de vouloir rompre. Nono en l’absence provisoire du premier cède au second. © Marcel Hartmann | Getty images Un tout jeune Guitry de 19 ans qui écrit... 

« Le Mardi à Monoprix » d’Emmanuel Darley au Théâtre Ouvert

Critique de Denis Sanglard – Je suis comme je suis. Telle quelle et voilà. « Le mardi j’ai posé comme jour. Je ne sais pas bien pourquoi. C’est le jour où je viens pour faire tout ce qu’il ne fait pas. Tout ce qu’il laisse lentement filer. Je lui fais son ménage sa vaisselle sa lessive. Je range, je nettoie et j’aère. Il reste là à trop rien dire. Il me détaille. Il me suit...