// Critiques

« Le Roi Nu » d’Evguéni Schwartz dans une mise en scène de Philippe Awat à la Tempête

Critique de Bruno Deslot – La fable du despotisme Une libre adaptation, de trois contes d’Andersen, pour dénoncer le conformisme et la terreur d’un pouvoir politique particulièrement coercitif. Le Porcher amoureux, La Princesse au petit pois et Les Habits neufs de l’empereur, trois contes d’Andersen, inspirent Evguéni Schwartz pour écrire Le Roi nu, une fable politique exhalant un... 

Critique • « Thé à la menthe ou t’es citron ? » de Patrick Haudecœur au Théâtre Fontaine

Critique •
Critique de Bettina Jacquemin – Acteurs calamiteux pour succession d’imprévus Une troupe de comédiens répète une pièce de boulevard : un gentleman cambrioleur s’introduit chez une aristocrate… Tout y est : le cocu, l’amant dans le placard et les quiproquos attendus. Nous sommes à quelques jours de la première, rien n’est prêt. Chez les comédiens, l’ambiance est électrique,... 

« Deux Voix » de Pasolini et Herkströter aux Amandiers

Critique de Camille Hazard – Un comédien, seul en scène, tenant en haleine tout un public pendant 1h45, ce n’est malheureusement pas souvent que l’on assiste à cela au théâtre. Et pourtant, Jeoren Willems nous tient, nous déconcerte, nous questionne, à travers une suite de monologues adaptés de plusieurs textes de P.P.Pasolini ainsi que par diverses opinions morales et sociales ... 

Diptyque Jean-Claude Fall : « Le Roi Lear » et « Richard III » de Shakespeare

Diptyque Jean-Claude Fall :
Critique de F. Fauvernier – Traîtrise, héritage, magot, luxure, folie et au bout : La mort … Fables morales sur la fausseté des sentiments, le Roi Lear et Richard III, ces deux chefs-d’œuvre de Shakespeare sont montés en diptyque par Jean-Claude Fall, désireux de mettre en valeur la tragique figure du père destructeur par son omni-présence, Lear, ou son absence, Richard. Jean-Claude... 

« Casimir et Caroline » d’Ödön Von Horvath au Théâtre de la Ville

Critique de Monique Lancri – Au Théâtre de la Ville, Casimir et Caroline ne se retrouvent que pour se perdre à nouveau ! Ödön von Horvath (1901-1938) écrit « Casimir et Caroline » en 1931. L’Allemagne, qui compte alors six millions de chômeurs, est en pleine crise. Aussi le peuple se complaît-il dans des fêtes qui lui font oublier ses soucis. C’est dans ce contexte que s’ouvre... 

« La Ronde » d’Arthur Schnitzler mis en scène par Marion Bierry

Critique d’Hervé Mestron – Du sexe à l’époque de Freud Arthur Schnitzler (1862-1931), médecin, s’est intéressé à la psychiatrie, à la dermatologie, et aux maladies vénériennes. Forcément, il a dû en voir et en entendre. Ces questions ont dépassé le cadre strict de ses consultations pour nourrir son imaginaire et donner de l’encre à son scalpel. La Ronde se présente... 

« Fantaisies, ou l’idéal féminin n’est plus ce qu’il était ! » de Carole Thibaut

Critique de Bruno Deslot – Sur les traces d’une histoire trop commune Une femme se raconte, s’interroge et tente de bousculer les diktats de l’idéal féminin, imposés par une société patriarcale. Magie de l’artifice, merveille de la cosmétique, alimentation saine et équilibrée, confortent la femme idéale dans une image de perfection « parce qu’elle le vaut bien » ! Le... 

« Saint-Germain-des-Prés Dandy », création de Isée St John Knowles au Théâtre Mouffetard

Critique de Marion Ploquin – Une galerie de portraits Sartre, Limouse, le dandysme, Boris Vian, le bee bop. Un peu plus d’une heure de spectacle qui nous plonge dans l’atmosphère exaltante du Saint-Germain-des-prés Baudelairien… La pièce s’ouvre sur l’Akadémie Duncan qui, en 1957, s’apprête à célébrer le centenaire des Fleurs du mal sur le thème du... 

« Oncle Vania » de Tchekhov au Théâtre 14

Critique de Camille Hazard – L’inertie ravageuse Comment vaincre l’incapacité d’agir ? Comment vivre, éloigné de toute réalité sociale, sans repère, sans amour, sans force ? Tchekhov nous met à la place d’un scientifique qui observerait au microscope, les membres d’une famille tentant de survivre jour après jour. Le renommé professeur Sérébriakov et sa jeune épouse Eléna... 

« La Fabbrica » d’Ascanio Celestini au Théâtre des Abbesses

Critique de Bettina Jacquemin – Quand la réalité se nourrit d’histoires individuelles Avec Fabbrica, Ascanio Celestini entraîne le spectateur dans les rouages de la réalité industrielle et politique de l’Italie du XXe siècle dont l’histoire est avant tout celle des ouvriers : de Fausto, le chef manœuvre qui a perdu une jambe, de son père et de son grand-père qui portent... 

« La Noce » de Brecht, mise en scène Patrick Pineau à la MC93

Critique de F. Fauvernier – La pureté innocente du mariage battue en Brecht En 1919, au sortir de la grande boucherie que fut la première guerre mondiale où il fut mobilisé comme infirmier, Bertolt Brecht à l’âge de vingt-et-un an, écrivit La Noce . Cette pièce était destinée à l’idole de Brecht, Karl Valentin célèbre soliste, parodiste et mime dans les plus fameux cabarets... 

« Vienne 1913 » d’Alain Didier-Weill au Théâtre du Lierre

« Vienne 1913 » d'Alain Didier-Weill au Théâtre du Lierre
Critique de Bettina Jacquemin – Destins croisés En avril 1909, dans le parc du Prater à Vienne, un jeune homme va passer la nuit de ses 20 ans sur un banc, seul avec un chien errant, tandis qu’au loin, la capitale de l’empire austro-hongrois brille de tous ses feux, en pleine effervescence artistique, scientifique et politique. Un jeune homme pauvre qui survit misérablement dans un asile,... 

« Perthus » de Jean-Marie Besset au Vingtième théâtre

Critique d’Evariste Lago – Etre ou bien paraître Passage à l’âge adulte, liberté d’initiative, reproduction de schémas parentaux, absence du père et influence étouffante de certaines mères… Vaste programme à dérouler en une heure quarante mais pari accompli pour Jean-Marie Besset qui réussi à nouer toutes ces problématiques au travers d’une histoire crédible et poignante,... 

« La Trafiquante » A partir des poèmes de Kaplan, Norac, Pittau, Roubaud et Rouzeau

Critique de Bruno Deslot – Des mots et des couleurs Des boîtes, des mots, des animaux et des poèmes, la trafiquante compose, illustre la poésie de son imagination. Mystérieuses boîtes qui ne tardent plus à s’ouvrir pour libérer la poésie illustrée de la Trafiquante. Cette jeune femme cache, au fond de ses boîtes, un monde imaginaire dont elle raconte l’histoire, enfin les histoires,...