// Critiques

« Une Passion, Anaïs Nin-Henry Miller » de Delphine de Malherbe au Théâtre Marigny

Critique d’Evariste Lago – « La vie s’agrandit ou rétrécit selon le courage que l’on a. » A. Nin. Anaïs Nin est une écrivaine franco-cubaine née en France en 1903. Sa mère, divorcée, l’embarque vers les Etats-Unis avec ses deux frères. Anaïs quitte l’école à quatorze ans pour travailler comme mannequin à New-York et se marie à vingt avec Hugh Parker Guiler, un... 

« Eneas, Neuf » de Frédéric Constant au Théâtre Paris-Villette

Critique de Denis Sanglard – Toujours en errance ! Enéas, neuf est le second volet d’une vaste fresque Les années de cendre qui a pour ambition d’interroger la guerre sous forme de chroniques. « Un monde qui ne serait qu’une guerre que des instants de paix suspendent », ce projet est conçu et mis en scène par Frédéric Constant. Dans cette seconde chronique nous suivons les péripéties... 

« L’Italienne à Alger », l’opéra bouffe de Giovanni Rossini au Théâtre Mouffetard

Critique de Bruno Deslot – Fiasco au sérail ! L’Italienne à Alger, une exquise réussite d’un Rossini seulement âgé de 21 ans lorsqu’il compose cet opéra bouffe qui a gardé tout son charme et son comique de situation. La Compagnie In-Sense relève le défi en montant cet opéra en deux actes pour le rendre « accessible à tout public […] prêt à jouer à n’importe... 

« La Vraie Fiancée » d’après les frères Grimm par Olivier Py à l’Odéon

Critique de Bruno Deslot – Une illusion comico-tragique Une jeune fille prend la fuite après avoir appris qu’elle a provoqué la mort de son père. Condamnée à errer dans la forêt, elle y survivra grâce à l’amour et à l’amitié. © Alain Fonteray Dans un décor aussi scintillant que lumineux, les comédiens arrivent en fanfare sur un plateau sombre rehaussé de dorures... 

« Rosa la Rouge » de Claire Diterzi et Marcial Di Fonzo Bo au Rond Point

Critique d’Audren Destin – Soyons brefs : avant d’aller voir ce spectacle, ne faites pas de recherches sur Rosa Luxembourg pour déterminer dans quelle mesure le personnage est susceptible de vous intéresser, allez directement sur le myspace de Claire Diterzi et écoutez quelques unes de ses chansons. Si ça vous plait, foncez ! Sinon restez bien tranquillement chez vous, à l’abri. Vous... 

« La Ronde du Carré » de Dimitris Dimitriàdis à l’Odéon

Critique de Bruno Deslot – Une géométrie de l’impossible Après le succès de Gertrude d’Howard Barker, créée l’année dernière à l’Odéon, Corsetti s’entoure de la plupart des comédiens qui avaient fait partie de l’aventure, plusieurs fois distinguées, pour s’approprier une géométrie complexe et singulière : celle de La Ronde du carré. Vivant... 

« Ciseaux, papier, caillou » de Daniel Keene au Théâtre de la Colline

Critique de Denis Sanglard – « Tu veux être invisible. » Ciseaux, papier, caillou de Daniel Keene, présenté au Théâtre de la Colline dans une mise en scène de Marie-Christine Soma et Daniel Jeanneteau, est une pièce courte mais forte. D’une densité incroyable. Par l’extrême économie de l’écriture, ce qui en aucun cas signifie pauvreté, chaque figure, chaque caractère... 

« L’Affaire Dominici » de Marc Fayet au Théâtre de Paris

Critique de Florian Fauvernier – L’affaire On dit que les procès ont parfois des airs de vrais spectacles. Robert Hossein aprèsL’affaire Seznec met en scène une autre pièce interactive retraçant une autre affaire : L’affaire Dominici au Théâtre de Paris. (à noter qu’il doit s’attaquer ensuite à L’affaire Weber). © Eric Robert L’intrigue Août 1952, trois... 

« Avril 08, conte moderne » de Fabrice Dauby au Théâtre de la Tempête

Critique d’Anne-Marie Watelet – Variations de cinq personnages immergés dans notre monde contemporain. Dans cette pièce écrite et mise en scène par le jeune metteur en scène Fabrice Dauby, avec sa compagnie Projet mots d’autres, le conte intervient en filigrane, créant une distance entre l’histoire des personnages et la réflexion qui peut s’en dégager. Dans... 

« La Cuisine d’Elvis » de Lee Hall aux Déchargeurs

Critique de Camille Hazard– Le huis clos étouffant et sordide d’une famille en fin de vie. L’auteur Lee Hall reprend des personnages clés de son monologue « Face de cuillère » dans sa pièce, écrite en 1999, « La cuisine d’Elvis » : une enfant un peu perdue au physique étrange, candide et lucide, une mère alcoolique pour fuir ses responsabilités, son quotidien morose et un... 

« Maison de Poupée » d’Ibsen mise en scène par Nils Öhlund à l’Athénée

Critique de Camille Hazard – Maison de Poupée d’H.Ibsen est une nouvelle fois mise à l’épreuve ; c’est le metteur en scène Nils Öhlund qui cette fois, signe la traduction, l’adaptation et la mise en scène au théâtre de l’Athénée ; en remodelant ce texte, en le revigorant, en se l’appropriant, N.Öhlund se trouve au plus près d’Ibsen et de sa pensée. On a souvent... 

Lettre ouverte aux directeurs trop gavés de la culture

Lettre ouverte aux directeurs trop gavés de la culture
Lettre ouverte aux directeurs trop gavés de la culture qui, l’index pointé sur leurs ombilics dédaigneux, rotent d’un effroi bourgeois, et cauchemardent d’être dépossédés des millions d’euros du service public alloués aux théâtres, en méprisant l’auteur, le poète, le comédien chômeur qui eux, ont déjà tout perdu. Aujourd’hui, les directeurs de CDN et artistes d’état... 

« Roberto Zucco » de Bernard-Marie Koltès au Théâtre de la Tempête

Critique de Bettina Jacquemin – Un peu plus près de la liberté Roberto Zucco s’évade par les toits de la prison où il vient d’être incarcéré pour le meurtre de son père. Sous l’œil même des gardiens… De retour dans l’appartement familial, il assassine sa mère. Commence alors une longue cavale durant laquelle le meurtrier conduit à la mort tous ceux qui croisent sa route.... 

« La Maison des Cerfs » de Jan Lauwers au Théâtre de la Ville

Critique d’Audren Destin – La pièce venait de se terminer et je m’apprêtais à quitter la salle lorsqu’une dispute a éclaté derrière moi entre deux personnes qui avaient manifestement un point de vue différent sur le spectacle qu’ils venaient de voir.  « Un temple de la laideur ! », « une escroquerie subventionnée » disait l’un, « une pièce sublime » lui répondait...